le vêtement traditionnel en Isère

Publié le par Ateliers Christine Falieu

LE VETEMENT TRADITIONNEL FOLKLORIQUE EN ISERE & VERCORS

 

Le costume  de  l’Isère  est  semblable à celui de Savoie mais reste  beaucoup  moins  varié  et  moins  ornementé  que  ce  dernier.  Le  costume régional connaît son apogée dans le département au XIXe siècle et disparaît en  entre  les  deux  guerres.  La  première  moitié  du  XIXe siècle correspond à la période du romantisme et favorise le développement et  la  naissance  des  particularismes  régionaux, illustré dans l’Ain par Prosper Convert. 

Les  hommes  portent  une  chemise,  une  culotte,  des  bas  attachés  au  jarret  par  une jarretière,  un  gilet  de  couleur  vive,  une  veste  longue  non  boutonnée,  un chapeau à larges bords retroussés sur trois côtés ou bien un bonnet de laine. Ce type de chapeau est déjà porté en 1791 par les ouvriers peigneurs de chanvre grenoblois réunis en société populaire, au sein d’une compagnie de la mort, où il est à larges bords dont un retroussé par une cocarde portant 2 tibias et un crâne. En Chartreuse, l’homme est aussi coiffé d’un chapeau de feutre noir à larges bords, orné de  tresses  de  laine  rouges  et  vertes.  Il  porte  un  foulard  rouge  autour  du  cou,  pour  les  travaux  des  champs.  Le  pantalon est de  velours  à  côtes charpentier, accompagné de bas de laine. Les galoches, souliers à semelle en bois, sont les chaussures communes. Pour les fêtes ou pour aller en ville, on sort des souliers plats en cuir.

L’enfant  porte  une  robe  jusqu’à  l’âge  de  six  ou  sept  ans  puis  il  est  habillé  de  la même manière que les adultes.

Les  femmes  portent  une  jupe  longue  et  ample  de  couleur  unie,  doublée  d’un corsage  à  manches  longues  recouvert  par  la  ceinture  de  la  jupe,  un  mouchoir  de cou  de  tissu  de  couleur,  des  bas  de  laine  blanche  ou  brune,  des  souliers  plats  ou galochés. En  Chartreuse,  les  costumes  de  femmes  est fait  dans  des  lainages  unis  de couleurs vives. Elles portent des bas de laine blancs surmontés d’un pisse-vite et d’un  jupon  blanc  orné de  dentelles  et  d’une  bourse servant de poche. La jupe, à longues raies rouges, bleues ou noires, est à plis avec un bourrelet autour des hanches avec ouverture de face. Elles portent un tablier en coton et, les jours de fête, en soie ou en étoffe de  limoges  rouge,  uni  ou  à  petites  raies  noires.  Le  corsage  est  assorti  au  jupon,  à  manches  longues  amples  et  resserrées  aux poignets.  Il  est  composé  de  grosses  ratines  et  de  toiles  de  fil  et  de  coton, appelés tridaine. Le châle est orné de dessins peints à la main et posé en pointe. Afin d’éviter que le mouchoir ne remonte jusqu’au cheveux, les femmes font trois plis, symbole de la Trinité.  Ainsi  l’encolure  est dégagée  et  permet  un  décolleté  en  pointe, laissant de la place pour accrocher le ruban de velours noir qui retenait la croix.

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