les tailleurs d'habits du XVIIe au XIXe

Publié le par Jérôme Croyet

LES TAILLEURS D’HABIT

 

 

 

Le tailleur d'habits est celui qui taille, coud, fait et vend des habits. Mais, sous l’Ancien Régime, le tailleur d’habit rivalise avec l'artisan qui fait le pourpoint. L'habit est le vêtement extérieur qui couvre le buste et descendait au-dessous de la ceinture, plus ou moins bas, selon la condition de la personne. Le pourpoint s'arrête à la ceinture en une espèce de veste qui parfois n'a pas de manches. Au XVIIe siècle, ces professions ne forment plus qu’une. Ils deviennent ceux qui ont le droit de faire des habits neufs ou de façon neuve, à l'exclusion de tous autres ouvriers. C'est très bien en paroles mais il n'est de fait pas toujours commode de prouver à un fripier qu'un vieil habit retapé est neuf par la façon, alors surtout que le fripier a intérêt à ne pas se convaincre. Aussi les tailleurs ont des différents avec les fripiers, sur la différence de l'habit neuf au vieil habit. La profession est très répandue dans l’Ain de 1806 puisque 261 personnes la pratique. Ils sont 17 à Trévoux en 1794, dont 6 maîtres.

 

Les tailleurs ne fabriquent pas les souliers, les bas et les chapeaux. Ils les fournissent seulement à leurs pratiques, après les avoir achetés chez les marchands spéciaux. En effet, les tailleurs entreprennent la toilette complète de leur client ; et les gens qui tenaient à avoir bon air se laissaient habiller de la tête aux pieds par leur tailleur. C'est le seul moyen que toutes les pièces du vêtement fussent parfaitement assorties.

 

Jérôme Croyet

 

Docteur en histoire, collaborateur du Magazine Napoléon 1er

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