Les tisserands dans l'ancienne Bresse

Publié le par Ateliers Christine Falieu

LES TISSERANDS EN BRESSE

 

Par Jérôme Croyet , docteur en Histoire,

archiviste adjoint aux Archives Départementales de l’Ain

 

 

Au XVIIIe siècle, le tisserand est le terme commun à plusieurs ouvriers fabriquant  de la toile à la navette, tels que sont ceux qui font les draps, les tiretaines et quelques autres étoffes de laine, qui sont appellés tisserans-drapans, tisseurs ou tissiers : ceux qui fabriquent les futaines se nomment tisserands-futainiers et ceux qui manufacturent les basins sont appelés tisserands en basins. Les tisserands de Bourg se regroupent, en 1658, au sein de la confrérie du St Suaire. Dès le XIVe siècle, la profession est réglementée : en 1382, le baron de Bresse légifère pour la réglementation de la qualité des production des tisserands de Bourg, en nommant 4 inspecteurs. Malgré cela, les tisserands bressans ne sont guère soucieux de leur production ce qui entraîne, le 8 mars 1397, l’édification d’un du commerce et fabrications des toiles par Amé VIII. En 1600, la guerre ruine le commerce des toiles au détriment du public ce qui entraîne de sévères inspections à Bourg, Ambronay, Poncin et St Rambert. Dès lors mise en place d’une surveillance efficace de la profession, notamment en 1700, par le renforcement des visites du lieutenant du bailliage aux fabrications des tisserands, se solde souvent par des affrontement, tel la femme Buyrard de Curtafrey accusée de fabriquer des fausses chainette qui lors de son interpellation se saisie d’un hachon, frappe un garde au bras, saisie une fourche et essaie de tuer le maréchal. A Bourg, en Bresse, les révoltes sont la structure du métiers existent ; ainsi, vers 1787-89, les tisserands sont autorisés à plaider contre un confrère révolté contre les statuts de la corporation.

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