La Commission Temporaire de Lyon

Publié le par Jérôme Croyet

 

La Commission Révolutionnaire de Lyon

par Jérôme Croyet, docteur en histoire

La Commission Révolutionnaire de Commune-Affranchie est originalement composée de 7 membres mais elle ne siègera qu'avec 5 (deux n'ayant pas acceptés leur fonction). Elle siège de 9h du matin à Midi, puis de 19 à 21 heures dans la salle du Consulat de l'Hôtel de Ville de Lyon.

La salle est partagée en deux par une longue table sur laquelle se trouve huit flambeaux. D'un côté siègent les juges. Les membre de la Commission Temporaire de Lyon possèdent un uniforme composé d"un habit. . .bleu avec collet rouge, culotte rouge ; une culotte de peau de daim avec un pantalon bleu garni de peau entre les jambes et un manteau ; des pistolets demi-arçons; un sabre à la hussarde; un chapeau tricorne avec plumet tricolore; une ceinture avec de petites fentes; un baudrier noir; un bonnet de police; des bottes à l'américaine et des éperons bronzés; un ruban tricolore plissé en sautoir, avec un faisceau et une médaille; des gants de peau à l'espagnole"[1] qui les différencie des militants locaux et leur permet d'en imposer physiquement. La médaille, une petite hache, est portée au bout d'un ruban tricolore.

Le greffier est assis à l'une des extrémités de la table et le secrétaire sur une petite table qui fait face aux juges. La salle, dans son intégrité, est entourée d'une barrière à hauteur d'appui pour que la foule puisse venir assistée aux séances alors toutes publiques. Les détenus sont appelés par groupes de deux ou trois d'une salle voisine et venaient attendre dans un vestibule qu'on les introduisent. Une fois arrivés dans la salle, le jugement est rapide et sans appel, un quart d'heure en moyenne suffit pour juger sept détenus. Les détenus assis sur un banc face aux juges et entre deux gendarmes, sont amener dans la salle par un signe du guichetier. Le jugement consiste en ne série de question posées par les juges et auxquels doivent répondrent individuellement les prévenus. Dans tous les cas, les juges se référaient au registre transmis par la Commission de Surveillance. Si les juges touchaient la hache pendue autour de leur cou, cela signifiait la mort par décapitation. S'il touchaient leur front, c'était la fusillade et s'ils étendaient leur bras sur la table, c'était la liberté.



[1] HERRIOT (Edouard) : Lyon n'est plus. Tome 3.

 

 

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